15 avril 2013
6 mars 2013
Présentation des ateliers de psychothérapie à médiatrion créatrice
Magazine créé avec Madmagz.
Une interview sur la pièce Camille ad Honores et le travail des ateliers ...
28 février 2013
Colloque du 26 avril 2013 - Publication des actes
Le colloque fut une réussite grâce à votre participation !!
Vos inscriptions très nombreuses n'ont pu, dans la globalité, être validées et nous le regrettons.L’ensemble des interventions ainsi que d'autres textes autour de cette thématique et l'artiste, seront en vente dans toutes les librairies ou sur ce blog à partir de la rentrée prochaine.
Magazine créé avec Madmagz.
Magazine créé avec Madmagz.
13 novembre 2012
6 juin 2012
Pourquoi ce thème " Camille Claudel – de la grâce à l’exil - La femme, la folie, la création "
Le thème de notre exposition est une problématique qui à pour objectif à partir de la psychanalyse d’approcher l’histoire de l’artiste. Camille Claudel nous enseigne sur un savoir circonscrit dans les contours de son œuvre et la particularité de sa mise en acte.
Camille était une jeune fille pleine de gaîté, mais toutefois assez sauvage. Elle sculptait la terre glaise dès l’enfance et soumettait la famille au rythme soutenu des séances de poses. Elle dessinait, peignait sans relâche. Très tôt, elle trouva dans l’art de la sculpture, l’instrument qui parvenait à réguler sa démesure pulsionnelle. Rien ne put l’éloigner de ce qui s’imposait à elle avec force et passion. Tempétueuse, irascible, elle ne recula devant rien et alla toujours plus loin, sans connaître la juste mesure.
Pendant plus de trente ans, elle travailla avec le même acharnement. Sa création a pris valeur d’un nouage provisoire qui lui a permis de se décrocher d’un réel qui l’aspirait. En effet, Camille puise son inspiration dans ce qui la constitue et la met à l’épreuve. Elle sculpte des jeunes femmes qui s’abandonnent telles Sakountala ou La Valseuse dans les bras d’un homme, cet autre qui prend charge d’un corps et son destin, auxquelles s’opposent les déchues, esseulées, ces perdantes devant l’impossible rencontre ; L’implorante, l’Âge mûr, Niobide blessée ou Rêve au coin du feu. Ces femmes symbolisent des temps forts de la vie de Camille. Elles sont les représentantes de l’évolution d’une femme qui va de la grâce à l’exil.
Nous pouvons entendre que sa création est un rempart et se présente comme limitation d’une jouissance sans limites. La création stabilise en quelque sorte une pulsion désordonnée qui l’empêche de vaciller dans la folie, provisoirement. Bien sûr, dans cette fin 19ème, elle cherche à faire admettre qu’une femme peut sculpter comme un homme, avec autant de talent et de génie et d’y inscrire son emblème. Mais, les risques qu’elle prend pour y parvenir touchent un ailleurs qui n’a rien à voir avec la femme dans sa valeur culturelle, sociale et communautaire. Solitaire, elle revendique son statut de femme artiste, mais ne peut en soutenir l’enjeu, jusqu’au bout. L’arrêt de sa création et sa destruction dix ans avant son internement vient répondre de cette impasse sombre.
L’ambivalence subjective de sa personnalité et les contours de son œuvre, nous conduisent à interroger la personnalité de cette femme qui ne s’inscrit pas dans un collectif, mais arpente continûment les méandres d’une solitude vive. La femme, la folie, la création enferment, conjointement dans sa logique, la nature même de l’élan brisé de Camille, une femme qui redevient sauvage
1 juin 2012
31 mai 2012
Pourquoi l’exposition Camille Claudel au musée les Arcades du Centre hospitalier de Montfavet
D’un projet personnel de Mireille Tissier, psychologue clinicienne, qui travaille depuis plusieurs années à ses recherches universitaires, d’abord lors d’un master 2 recherche et maintenant lors d’un doctorat en psychanalyse autour de l’œuvre et la vie de Camille Claudel, est née l’idée de mettre en lumière les œuvres de cette artiste dans un lieu symbolique et controversé dans son histoire : le centre hospitalier de Montfavet. Ce projet a été reçu, il y a maintenant plus de deux ans avec beaucoup d’enthousiasme au sein du CHM et plus particulièrement auprès de l’équipe du musée les Arcades qui travaille activement de concert depuis, aux côtés de Mme Tissier, commissaire d’exposition pour faire de cet évènement un moment d’envergure. La mise en perspective de 13 œuvres maîtresses de l’artiste, issues de la collection particulière de Reine-Marie Paris, petite nièce de l’artiste, prendront place dans le musée les Arcades. L’exposition « Camille Claudel – De la grâce à l’exil – La femme, la folie, la création », est la première intention de ce projet. Soixante-dix ans après la disparition de Camille Claudel, cette exposition est un hommage posthume et un honneur qui lui seront rendus durant deux mois du 30 mars au 2 juin 2013 pour saluer l’emblème et la grâce de cette artiste de génie. Valoriser un parcours artistique et contribuer à son élucidation est le second volet de cet événement. Dans cette perspective, tout un programme venant s’inscrire dans un enchaînement logique de transmission, et de développement a été envisagé : colloque, conférence/débat, activités pédagogiques ouvertes aux scolaires, solo de danse « lettre à Camille » de Roberte Léger, chorégraphe, pièce de théâtre « Camille Claudel - l’Interdite » et l’exposition temporaire d’œuvres de patients/artistes des ateliers de création Marie Laurencin. Par ailleurs les créations théâtrales des ateliers « l’Autre scène », « Il était une voix » et enfin « Emouvance » seront les emblèmes de cette création mise à l’honneur, une création toujours en gestation, toujours en devenir. La mise en scène et les représentations de ces groupes théâtre, danse et chant nous montreront que cette danse créative n’a pas de fin et qu’elle peut se jouer à l’infini. L’exposition Camille Claudel est donc un prétexte pour ouvrir d’autres fenêtres notamment sur l’art dans la folie et la folie dans l’art. La création sera le point d’orgue où il s’agira de convier un public élargi à regarder au-delà de la folie. L’enjeu de ce projet est symbolique autant qu’historique et a pour but de décloisonner, ce qui au temps de Camille Claudel, devait être mis à l’abri des regards : la création comme témoignage d’un indicible et d’une vérité particulière. C’est par là précisément que nous orientons ce délicat assemblage pluridimensionnel.
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